Jeudi 16 février 2012
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Vosges 2011
Randonnée sportive au cours d’un raid avec recherche de balises
En ce samedi 15 octobre 2011, c’est sous un soleil généreux que nous nous sommes retrouvés
à cinq, autour de Patrick PETER, pour cette troisième édition du « Raid Vosgien » au Lac Blanc. Adrien le mosellan qui souhaite devenir accompagnateur de randonnée pédestre, François du
nord de l’Alsace, fraichement breveté accompagnateur, Yves de Nîmes, Willy de la région parisienne (premiers contacts avec les Vosges pour eux deux) et moi-même Marc qui vient presque en
« local ». Rapidement, nous nous installons à l’arrière de la salle à manger de l’hôtel « Les Terrasses du Lac Blanc » et Patrick distribue les exercices pour se remettre en
tête les bases de la cartographie. Pour Adrien qui débute dans ce domaine, c’est un peu compliqué Patrick et Willy lui expliquent les croquis. Une à une les pages du cahier d’exercices se
tournent, suscitant parfois des questions des uns vers les autres. Par exemple : page 4, le trait I - J c’est un talweg ou une ligne de crête ? Ou encore : page 8, le croquis n° 6
est-il vrai ou faux ? Ou bien : quelle est la formule pour déterminer l’échelle de la carte n°3 ?
Petit à petit, nous terminons nos devoirs et il est l’heure de faire honneur au déjeuner.
L’après midi est consacré à une petite rando. Me voilà nommé responsable de cette sortie, direction le Col du Calvaire où nous empruntons le GR 5 et gagnons le cimetière Duchesne. Devant le
panneau d’information, j’explique les grandes lignes des combats dans les Vosges et en Alsace durant la Première Guerre Mondiale. Après avoir « visité » le cimetière, direction la Tête
des Faux. Chemin faisant, nous voyons encore des tranchées et des casemates qui datent de ce conflit. Au sommet, nous prenons le temps de faire admirer le paysage à Willy et Yves. Dommage que la
table d’orientation soit illisible. Vu le beau temps, nous continuons vers le Rocher du Corbeau. Près de celui-ci nous prenons un chemin forestier
pour revenir à notre point de départ. Un peu avant la ferme des Immerlins, je désigne à mes compagnons le Grand Ballon, (point culminant des Vosges, altitude : 1424 mètres) facilement
reconnaissable avec son radar-dôme au sommet et à sa droite le Storkenkopf (2è sommet des Vosges, altitude 1366 mètres). On me fait remarquer que c’est un nom imprononçable pour une personne qui
n’est pas alsacienne. Je traduis ce nom en français : Tête de cigogne.
De retour à l’hôtel, avec Patrick nous faisons un rapide corrigé des exercices du matin,
puis il nous distribue les cartes pour le lendemain. Deux équipes sont constituées : François et Yves pour la première et Adrien, Willy et moi
pour la seconde. Et nous voilà avec le questionnaire et coordonnées de nos balises. Pour corser un peu la recherche, Patrick a mis un azimut par triangulation, un azimut avec une distance
et mélangé les coordonnées Lambert et UTM. A nous de reporter sur la carte l’emplacement de nos dix balises.
Le lendemain dimanche 16 octobre, après une bonne nuit, un solide petit déjeuner et
quelques photos du groupe, nous nous mettons en route. Toujours sous le soleil, les deux équipes partent ensemble, par le Col du Calvaire et les pistes de skis pour emprunter un sentier en balcon
dominant le Lac Blanc. En quelques mots, j’explique le balisage du Club Vosgien. Nous arrivons à notre première balise où il faut noter les lettres gravées sur la fontaine. Ici les deux parcours
se séparant, François et Yves nous quittent. Adrien, Willy et moi partons vers l’observatoire Belmont. A une bifurcation, je guide mes compagnons vers un superbe point de vue. Juste devant
l’observatoire, un grand groupe de randonneurs, bien compact et nous peinons à le traverser pour relever l’inscription sur la plaque. Par la source du Lac Noir, nous arrivons à notre troisième
balise (le dessin sur une borne), puis direction l’Altenkraehkopf pour nos quatrième et cinquième balises. De ce promontoire rocheux apercevons Soultzeren, plus loin : l’Altenberg (ancien
centre de convalescence près du col de la Schlucht), le Gaschney, le Petit Hohneck, le Hohneck (3è sommet des Vosges, altitude : 1363 mètres), le Grand Ballon, la plaine d’Alsace et la Forêt
Noire. Nous nous accordons une petite pose pour boire un café et faisons un azimut pour connaitre le nom du sommet sur lequel se dresse une antenne (Le Cras, près de Labaroche). Nous revenons sur
nos pas et prenons la direction du lac du Forlet (ou lac des Truites). Yves faisant référence à un exercice de la veille, nous fait remarquer que du croisement des sentiers on ne voit pas le lac.
Il y a bien des années, lors de mon service militaire, j’avais fait un peu de topographie et les instructeurs avaient expliqué la différence entre crête topographique (que tous les
accompagnateurs connaissent) et crête militaire. Depuis celle-ci on voit la vallée (ou éventuellement un lac) et donc elle peut être plus en avant dans la pente, contrairement à la crête
topographique, qui elle est sur la ligne de partage des eaux.
Nous passons devant l’imposant bâtiment de la Ferme Auberge du Forlet, contournons le lac
du même nom (le plus haut des Vosges). Après la digue nous trouvons notre sixième balise. Direction la ferme de l’Altenkraeh pour relever un numéro sur un poteau téléphonique. A la demande
d’Adrien, nous marchons sur des sentiers non balisés par le Club Vosgien nous obligeant à étudier la carte un peu plus en détail. En traversant une chaume (nom féminin indiquant une prairie
d’altitude dans les Vosges), Willy a l’impression qu’elle est plus vaste qu’indiquée sur la carte. Vérifications faites, nous sommes bien au bon endroit et continuons notre raid pour découvrir la
borne recherchée au bord d’un sentier. De là nous gagnons le refuge des Amis de la Nature près du Lac Noir pour se rassasier et se désaltérer un peu. Nous discutons un peu avec le couple de
gardiens et monsieur nous informe qu’il a également fait une formation d’accompagnateur de randonnées pédestres, mais au sein de la Fédération des Amis de la Nature. A plusieurs reprises, nous
avons été questionnés par des randonneurs, sans doute surpris de voir trois personnes randonner ensemble avec chacun une carte à la main. A chaque fois, nous expliquons notre exercice du jour.
Peu avant le Lac Noir, nous relevons une inscription sur un rocher et peu après le lac, dans une ruine nous découvrons notre dixième et dernière balise. Pour revenir à notre point de départ, nous
empruntons le sentier Cornelius (agréable surprise la fontaine-source vient d’être rénovée), puis un chemin en balcon qui permet un dernier regard sur le Lac Blanc. Après 18 km de marche, nous retrouvons Patrick, vers 16h15’, à l’Auberge Blancrupt.
Après vérifications nos dix balises sont justes. Adrien et Willy reprennent la route, pour
ma part, j’attends la deuxième équipe. Une heure s’écoule avant qu’Yves et François arrivent. Ce dernier a un rythme un peu moins rapide que nous. Il manque une balise sur leur document. Ils
avaient bien vu les plaquettes bleues, avec un numéro, sur tous les poteaux PTT, mais cherchaient quelque chose de différent. Cette fois, c’est l’heure de départ pour tout le monde.
Le beau temps, qui a régné tout le week-end, a permis à chacun de bien profiter du
paysage.
Merci à Patrick PETER pour la très bonne organisation de ce raid.
Merci également à tous les participants pour leur sympathie et le partage des
connaissances.
Rendez vous les 13 et 14 octobre 2012 pour un quatrième raid dans le Massif
Vosgien.
Marc LIMACHER
Accompagnateur fédéral de randonnée pédestre à la FFMM
Adhérent UFAM
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